La Tchécoslovaquie communiste

Du « coup de Prague » à la Révolution de velours.

La Tchécoslovaquie sous le joug communiste

(Visionner les couvertures en couleurs)

107 ouvrages publiés pendant l'occupation soviétique de la Tchécoslovaquie.

Klément GOTTWALD, premier ministre puis président de 06/1948 à 03/1953.

26 mai 1946 : Avec 38 % des voix, le parti communiste tchécoslovaque remporte les premières élections de l’après-guerre. Le parti socialiste-national de Benès est largement distancé. En Slovaquie, le parti démocrate arrive en tête. Klement Gottwald est nommé Premier ministre, à la tête d’un gouvernement de coalition dominé par les communistes.

À peine réunie, l’assemblée entérine les décrets présidentiels promulgués depuis la libération et vote une loi garantissant l’impunité à tous ceux qui avaient accompli des actes illégaux ou criminels à l’issue de la guerre.

1946 : Très vite, les relations entre le parti communiste et les partis démocratiques se détériorent. Le PCT renforce son contrôle sur les médias et utilise les syndicats pour appuyer ses revendications. Une campagne de calomnies est lancée contre les grandes figures de la résistance non communiste. Des agents provocateurs tentent de discréditer le parti socialiste national et le parti démocrate slovaque. Zdenek Nejedly publie Les Communistes, héritiers des grandes traditions du peuple tchèque. Une nouvelle historiographie voit le jour, qui s’efforce de voir dans les courants politiques et religieux qui ont marqué l’histoire tchèque autant de préfigurations du marxisme.

10 juillet 1947 : Bien qu’intéressé par le plan Marshall, le gouvernement de Front National cède aux injonctions de Staline et refuse l’aide économique proposée par les États-Unis. Ni le Parlement, ni l’opinion ne sont consultés.

Février 1948 : Devant le raidissement des partis démocratiques, qui semblent enfin décidés à se mobiliser pour défendre les libertés publiques, les syndicats communistes convoquent un congrès exceptionnel à Prague.

20 février 1948 : En signe de protestation, les ministres socialistes nationaux, populistes et démocrates slovaques présentent leur démission. Syndicats et organisations procommunistes s’agitent. Le 21, les communistes manifestent à Prague et mettent en place des comités d’action armés. Redoutant une guerre civile et une intervention soviétique, Benes cède le 25 sous la pression du parti communiste tchécoslovaque et accepte la démission de ses partisans. Un nouveau gouvernement est mis en place, presque exclusivement composé de communistes. Ces événements sont perçus en Europe occidentale et aux États-Unis comme le « coup de Prague » qui sonne le glas du dernier régime pluraliste à l’Est, à l’issue d’un processus de prise de pouvoir par les communistes ne tenant aucun compte des normes de la démocratie parlementaire. Les États occidentaux protestent, mais l’opinion tchèque demeure globalement passive.

10 mars 1948 : On retrouve le corps inanimé de Jan Masaryk au pied de son immeuble. Suicide ou assassinat ? La mort du fils du fondateur de la République tchécoslovaque apparaît au monde entier comme un symbole.

30 mai 1948 : De nouvelles élections sont organisées. Le Front national est seul autorisé à présenter une liste. Il obtient près de 90 % des suffrages.

Juin 1948 : Benès démissionne le 7. Gottwald est élu président le 14. Antonin Zapotocky devient Premier ministre. Le parti social-démocrate est incorporé au parti communiste. De grandes purges frappent l’appareil d’État. Un des slogans de l’état communiste est : « Celui qui ne marche pas avec nous marche contre nous. » Les objectifs que suivait le parti en ce qui concerne les condamnations à de lourdes peines ou à la peine de mort étaient d’enfermer et d’empêcher de nuire quiconque soutenait d’autres idées que celle des communistes (loi 231/48), et d’assurer de la main-d’œuvre (loi 248/48).

19 au 27 juin 1948 : Lors d’un grand rassemblement du Sokol, les participants manifestent leur soutien à Benes. La répression est immédiate et brutale. Le Sokol subit à son tour une purge.

9 septembre 1948 : Les obsèques de Benes sont l’occasion de la dernière manifestation « légale » d’hostilité au pouvoir communiste.

Octobre 1948 : Mise en place du premier plan quinquennal.

4 mars 1949 : Mise en place de l’Union des écrivains, chargée d’encadrer et de surveiller la production littéraire tchèque. Création du Comecon (ou CAEM, Conseil d’assistance économique mutuelle). L’économie tchécoslovaque est désormais au service de l’Union soviétique, notamment ses industries d’armement. La priorité est donnée à l’industrie lourde.

1948-1954 : Une chape de plomb tombe sur la société tchèque. 250 000 personnes perdent leur emploi et 100 000 sont traînées devant les tribunaux. C’est l’époque du fameux procès Slansky (20-27 novembre 1952) immortalisé par L’Aveu de Costa-Gavras. Un climat d’antisémitisme se développe. On ne compte officiellement que 232 condamnations à mort, mais des dizaines de milliers de détenus sont expédiés dans des « camps de travail forcé ». La lutte contre les « agents du Vatican » entraîne la fermeture de nombreux couvents et monastères et un redoublement des persécutions religieuses. À l’intérieur même du parti, les « trotskistes » et les « titistes » sont progressivement éliminés.

1950 : Naissance de la Banque d’État tchécoslovaque.

8 juin 1950 : La présidente du Conseil des femmes tchécoslovaques, Milada Horakova, est condamnée à mort à l’issue d’un procès inique.

 

1/ Bedrich ENGELS – Vývoj socialismu od utopie k vědě – Le développement du socialisme de l´utopie vers la science.

Prague, Svoboda, 1945. 68 pages.

2/ Nikolaj Tichonov – Tvář sovětského člověka – Le visage de l´homme soviétique – Les contes de Leningrad. Propagande (Édition en tchèque).

Moscou, Vydavatelstvi cizojazycne literatury, 1944 – 39 pages.

3/ Jiří Pražák – Nepřítel mezi hradbami – L´adversaire entre les fortifications – Le combat des communiste Tchèques contre le Décret de Munich en 1938 (première édition).

Prague, Nase Vojsko svazu protifasistickych bojovniku, 1956,

Envoi manuscrit non identifié, 178 pages, jaquette manquante.

4/ Jan Rohel – Hornický humor. L´humour des mineurs comme révélateur de la vérité.

Ostrava, Vydal Krajsky narodni vybor, 1953 – 92 pages.

Livre écrit dans le dialecte des mineurs de la Moravie du Nord. C´est de l´humour trés social, frontispice de Vilem Wunsche gravé, Jaquette un peu endomagée – Envoi autographe de l´auteur a l´Auteur Drahomír Gavrecký. Première édition.

5/ Sergej Varšavskij – Úpadkové umění západu před soudem ruských umělců realistů – L´art décadent de l´ouest devant le tribunal des artistes Russes réalistes.

Prague, Orbis, 1951. 152 pages.

Véritable réquisitoire contre les artistes occidentaux ou l’art est délibérement ignoré, seule est critiquée la vie des artistes dans ce que son luxe a d’ostentatoire et de méprisant pour le peuple.

6/ Otázky teorie sovětského umění – Les questions théorique de l´art figuratif soviétique.

Prague, Orbis, 1951 – 276 pages –couverture absente. 31 grandes reproductions de tableaux, portrait de Staline en couleurs en frontispice. Eloge du système et de la collaboration de la Tchécoslovaquie dans le domaine artistique.

7/ Sovětské výtvarné umění – L´art soviétique figuratif

Prague, Orbis, 1951 – 186 pages;

Propagande pour l’art soviétique.

8/ Za mír, za blaho a rozkvět vlasti, za socialismus – II. Přehlídka československého výtvarného umění (Pour la paix, pour la prospérité et l´épanouissement de la patrie, pour le socialisme).

Présentation de l´art figuratif Tchécoslovaque – exposition au Château de Prague en 1951-1953, avec les reproductions des œuvres exposées et la liste des artistes.

Prague, 1953,

9/ Václav Řezáč – Nástup – Rassemblement, roman écrit pour le 30ème jubilé du parti communiste Tchèque.

Prague, édition Československý spisovatel (l´écrivain Tchécoslovaque), 1951.

Dessins en noir de Josef Paukert. Très bon état, jaquette conservée – 471 pages

10/ Jiří Procházka – Ohně na horách – Les feux dans les montagnes.

Programme du Théâtre de l´armée à Prague en 1951 – drame en 5 actes sur la lutte des partisants en 1944 et 1945 face à l’armée Allemande dans les montagnes Slovaques. Première édition. Photo en noir de Klement Gottwald aux cotés de Jan Sverma qui fut un des principaux résistants à l’envahisseur allemand et qui fut un moment pressenti par Staline pour remplacer Gottwald.

11/ Congrès syndical mondial, compte-rendu des travaux.

Vienne, fédération syndicale mondiale, 1953 – en francais – 974 pages

12/ Jak to bylo v únoru – comment c´était en février – reportage des 8 jours en février 1948, Evocation de la Victoire des communiste au parlement et de l’accession de Gottwald au pouvoir.

Prague, Vydal ustredni akcni vybor narosni fronty, 1949 (première édition). 172 pages.

Illustré de photos en noir, jaquette déchiré et collé.

13/ A.Kononov – Vyprávění o Leninovi – Le récit sur Lénine.

Prague, Statni Naknadatelstvi dètské knihi (édition des livres pour les enfants), 1952 – 62 pages, cartonnage éditeur, jaquette conservée (restaurée), portrait photographique de Lénine en frontispice.

Une biographie élogieuse de Lénine publiée pour la première fois en 1944 en URSS, la présente édition tchèque est la quatrième .

14/ Collectif - Píseň díků Stalinovi – Chants de remerciement à Staline – écrits par les poètes Tchèques et Slovaques pour le 70 éme anniversaire de Staline en 1949.

Prague, Ceskoslovensky Spisovatel, 1949, 78 pages. Première édition, par le plus important éditeur de l’époque, cartonnage de l’éditeur, jaquette conservée.

Avec la collaboration de poètes renomés : V. Nezval, J.Noha, V Závada, K.Biebl, M.Pujmanová, J.Kainar, S.Neumann etc.

15/ Vladimir Solta - Bojový příklad sovětské grafiky (Exemple de la lutte de la gravure soviétique (artistes officiels))

Prague, Orbis, 1951 – 31 pages de textes – 92 planches, et 6 pages d’index des auteurs des œuvres, jaquette conservée.

16/ O. Straky. Collectif. Poesie rodné Zeme (La poésie du pays natal).

Prague, Orbis, 1951. 126 pp., 3 ff.

Avec la collaboration de poètes renomés : V. Nezval, K.Biebl, S.Neumann, J. Pilar, K.H. Macha, J. Neruda, A. Sova, etc. Edition originale, toile de l’éditeur sérigraphiée, jaquette conservée. Superbes photographies de O. Straka.

17/ Sergej Kozelskij – Americký tisk – Les journaux Américains.

Prague, Naše vojsko (Notre armée), 1950. – 165 pages.

Première édition en tchèque, l’édition originale tchèque est de 1949, violente propagande anti-américaine. Jaquette endomagé, intérieur tbe.

18/ Jorge Amado (écrivain communiste Brésilien) Na Albánské ulici je svátek – Dans les rues Albanaise est la fête.

Prague, Mír (La paix), 1950. 57 pages.

Sur la premiére page, un agriculteur Albanais dit : „Petite nation? Petit pays? Non. Nous sommes les amies de l´Union sovietique, et avec les habitants de l´URSS nous sommes 201 millions, et personne ne va nous vaincre!“

19/ Affiche de 1950 – Vpřed k míru a budování – Slovensko 1944 – 1950 – En avant vers la paix et la construction La Slovaquie 1944 – 1950.

Photos du 9ème congrès du parti communiste slovaque, en haut au centre, portrait de Gottwald.

Prague, Orbis, 1950. Format 60/42 cm., noir et blanc.

20/ Journal KVĚTEN ( le mai) du 11/9 1948 – La mort du président Eduard Beneš. Il y a aussi une photo de Beneš avec Staline – 12 pages.

21/ Journal TVORBA du 26 juillet 1950, parution hebdomadaire pour la culture et la politique.

14 pages de démagogie politique, avec, page 713 deux caricatures anti-américaines de Jappy, légendées : „ce qu’ils veulent et comment ils finiront“.

22/ Journal Svět v obrazech (Le monde en tableaux) du 11/9 1948, édité par le ministère de l’information. Numéro spécial pour la mort du président Eduard Beneš. Photos de Beneš avec Gottwald – 16 pages.

23/ Journal Svět v obrazech (Le monde en tableaux) du 20/3 1948 – L´assassinat de Jan Masaryk – ministre des affaires étrangères et fils du premier président Tomas Garrigue Masaryk par les NKVD Russe, photographies de K. Hajek – 16 pages.

24/ Journal Svět v obrazech (Le monde en tableaux) du 10/7 1948 – XI. Fête gymnastique de l´organisation SOKOL (le faucon) – 24 pages –

25/ Journal Svět v obrazech (Le monde en tableaux) du 17/7 1948 – XI. Fête gymnastique de l´organisation SOKOL (le faucon), photographies de K. Hajek. 24 pages.

26/ Journal Svět v obrazech (Le monde en tableaux) du 6/11 1948 – Le président et chef supérieur de l´armée Tchécoslovaque Klément Gottwald.

16 pages.

27/ Journal Svět v obrazech (Le monde en tableaux) du 28/10 1948 – 30 ans de la république Tchécoslovaque.

Avec : en pages intérieures : une gravure cubiste de Hoffman pour „Zizka“ et une reproduction du dessin de Bedrich Feuerstein pour R.U.R de Capek, en première page une photo de Karel Hajek. – 16 pages –

28/ Kalendář 1951 – komunistická propaganda – Calendrier de 1951 – propagande communiste, avec le slogan : „vice usporit znumenu lépe zit“ (produire plus pour économiser plus et vivre mieux“, au dos une allocution de J. Kabes, ministre des finances.

29/ Vždy v první řadě buď! Sborník kulturního materiálu pro pionýry (Il faut que tu sois toujours au premier rang!) Recueil du matériel culturel pour les (enfants) pionniers.

Prague, éditeur: Maldá fronta 1953, 113 pages.

30/ Julius Fučík : V zemi, kde zítra již znamená včera – Dans le pays ou demain signifie déjà hier.

Ce livre publié pour la première fois en 1932 à la suite d’un voyage en URSS est un portrait très favorable du régime.

Prague, Svoboda, 1951 – 296 pages –

31/ Julius Fučík : Politické články a polemiky z let 1925 – 1934 – Les articles politiques et polémiques des années 1925 – 1934 –

Prague, éditions de l´état et de la literatuře politique 1953. Première édition.

Reliure éditeur créée par Fr. Muzika, jaquette conservée, très bon état. 466 pages.

32/ Julius Fučík : Reportáž psaná na oprátce – Le reportage écrit avec la corde au cou. Editeur : Svoboda 1949 – 132 pages, jaquette conservée, illustré de photos en noir, .

Julius Fucik (1903-1943) est un écrivain tchèque membre actif du PCT et farouchement anti-nazi, il sera capturé, torturé et exécuté par eux en 1943, ce livre (et sa mort) en font un héros pour le régime alors que son implication lors de la fondation du groupe Devetsil laisse supposer une capacité à prendre un recul que n’aurrait pas forcément apprécié le parti..

Ce livre fut publié par son épouse d’après des fragments manuscrits qu’il avait confiés a quelques-uns de ses proches.

33/ Vladimir Solta (1924-1977). Čerpejte zkušenosti z děl sovětských mistrů – mistrů socialistického realismu – Puiser les expériences des œuvres des maîtres soviétiques – les maîtres du réalisme socialiste.

Editeur : Výtvarné umění 1952 – 24 pages, nombreuses reproductions en noir, luxueuse impression sur papier glacé.

34/ B.V.Karpovič : Armáda USA – L‘Armée des États Unis.

Traduit du russe par A.J. Liehm (réformateur du PC Tchèque et fondateur de la revue „lettre internationale“.

Prague, Nase vojsko branne moci, 1953 (première édition), 226 pages, jaquette conservée.

35/ Jan Pachka - Josef Pekař, ideolog kontrarevoluce. Josef Pekar, l´idéologue de la contrerévolution.

Prague, Nové mysli - číslo 1. (Les nouvelles pensées - numéro un), 1948. 36 pages, petites déchirures au dos.

Cadeau du ministère de la culture, tampon de l’école nationale de Desna. le professeur Josef Pekar est sans aucun doute l'historien tchèque le plus remarquable, bien que respectueux du président Tomas Masaryk il contesta constament l’orientation de sa politique ce qui lui occasiona de nombreux soucis avec le parti.

36/ Jaromir Rolecek - Praha dílo staletí (Prague, l´œuvre des siècles).

Praha, Presidium hl. 1948. 111 photographies en noir, broché, jaquette conservée.

Photographies de Prague au commencement du règne des communistes par F. Bucina.

37/ Vitězslav Nezval - Stalin.

Prague, ceskoslovensky spisovatel, 1949. Reliure de l’éditeur, demi-toile écrue, dos titré, premier plat illustré d’un dessin de Karel Svolinsky, jaquette conservée.

Poèmes écrits pour le 70 jubilé de Staline en 1949. Edition originale luxueuse, ornements typographiques de K. Svolinsky, 55 pages.

Vitězslav Nezval. (1900-1958).Poète, romancier, essayiste et journaliste tchécoslovaque, Il a été le personnage clé de la majorité des avant-gardes ayant marqué la poésie tchèque, adhère au mouvement artistique Devetsil qu’il quittera en 1922 lorsqu’il se rapprochera du constructivisme et du poétisme (D'après Zdenek Pešat, " Devetsil ", in Lexikon ceské literatury), en 1924 il adhère au PCT et obtient un poste de secrétaire de rédaction d'un dictionnaire encyclopédique. Il occupe ce poste jusqu'à l'été de 1925. En mars 1934, à Prague, avec Karel Teige, et les peintres Styrsky etToyen, il fonde le premier groupe surréaliste tchécoslovaque

. Nezval est un acteur majeur de la scène littéraire tchèque et même européenne.

38/ Antonín Zápotocký - Rudá záře nad Kladnem : La lueur rouge au-dessus de Kladno (c´est une ville ouvrière).

Prague, Nase Vojsko, 1951. 412 pages.

Cartonnage éditeur illustré, dos toile rouge, jaquette conservée.

Antonin Zapotocky. (1884-1957)

Premier ministre, puis président de la république tchécoslovaque, Zapotocky est un homme de compromis, en pleine période du stalinisme triomphant, il cherchera à adoucir les conditions matérielles des citoyens tchécoslovaques, son discours contre la collectivisation forcée des terres et sa formule : « qui veut sortir des coopératives agricoles peut le faire » lui vaudra de solides inimitiés et l’accusation de «déviance bourgeoise ». Il refusera sa grâce présidentielle à Slansky.

39/ Proces s vedením protistátního spikleneckého centra v čele s Rudolfem Slánským = Le procès avec la direction du centre de conspiration antinational dirigé par Rudolf Slánský. Prague, Orbis, ministerstvo spravedlnosti (ministère de la justice), 1953. 548 pages. Broché.

Document complet du plus grand procès stalinien, ou furent condamnées á mort 11 personnes, dont Rudolf Slánský, ancien secrétaire général du parti communiste et substitut du président du Conseil de la république Tchécoslovaque.

40/ Alexej Čepička - Za nerozbornou obranu vlasti. Sborník projevů, statí a rozkazů : Pour la défense de notre patrie indestructible.

Prague, Nase Vojsko, 1954. Pleine toile rouge de l’éditeur, jaquette conservée. 443 pages.

Recueil des discours, des articles et des ordres militaire. Livre écrit par le gendre de Gottwald et ministre de la défense dans les années 1950 - 1956. Il avait la responsabilité pour le procès de Slanský, et tous les procès politique de l´époque (Horáková) et la liquidation de l´église et de la religion en république Tchèque. On trouve en exergue, à la première page : « marxismus leninismus o valce a vojenstvi » soit : Le marxisme-léninisme à la guerre et à l'armée.

41/ Dopisy Milady Horákové - Pankrác 24-27/6 1950 : Les lettres de prison de Milada Horakova.

Prague, Lidove Noviny, 1990. Première édition. Cartonnage de l’éditeur, 79 pages.

Milada Horáková, (1901-1950) est une femme politique tchécoslovaque, députée socialiste, condamnée à mort après un procès pour haute trahison et conspiration. C'est l'une des rares femmes à avoir été exécutée en Tchécoslovaquie, réhabilitée en 1990, c’est l'une des grandes figures de la résistance au communisme.

42/ Deux Affiches

Editées par le ministře d´information en 1947-48. (format 60/15 cm.) elles étaient affichées dans les entreprises et les magasins collectifs.

- DÁVEJ POZOR NA SEBE, NEJDE JENOM O TEBE! Fais attention à toi, il ne s´agit pas seulement de toi!

- NEPOZORNÝ PŘI PRÁCI TĚŽCE NA TO DOPLÁCÍ! Étourdi pendant son travail va payer son inattention très cher!

43/ Affiche publiée par l’office de propagande du livre en 1950 env. (format 80/20 cm.)

PRACUJÍCÍ TOUŽÍ PO VĚDĚNÍ, PONĚVADŽ JE NEZBYTNÉ K JEJICH VÍTĚZSTVÍ. V.I.LENIN – Les travailleurs ont soif de leadership, parce que c´est nécessaire pour leur victoire. V.I.Lenin. Petite déchirure avec manque de papier, portrait photographique de Lénine.

44/ Eluard (Paul), Lhotak (Kamil) - Svoboda (Liberté).

Prague, Svet v obrazech, 1946. 15/21,5 cm, 14 pp.n.c.

Broché, couverture imprimée.

Edition bilingue tchèque/Français. Traduction en Tchèque par Adolf Kroupa, double page centrale illustrée par Kamil Lhotak, Bel état.

45/ Richter (Hans) - Les Allemands des sudètes en Tchecoslovaquie ne sont-ils pas opprimés. Des Tchécoslovaques repondent au gouvernement Tchécoslovaque.

Vienne, Braumüller, 1937. 15/23 cm. 63 pp.

Broché, couverture imprimée.

Plaquette intéressante présentant divers avis sur le problème des Sudètes, dont celui de Charles (Karel) Capek. Bon état.

46/ Teige (Karel), Seiffert (Jaroslav) - Revolucni Sbornik Devetsil (Almanach révolutionnaire Devetsil).

Praha (Prague), podzim, 1922. 15/22 cm, 202 pp., 3 ff.

Toile bleue, dos titré en long, tranche supérieure rouge.

Edition originale, postface en français signée :" union internationale des artistes d'avant-garde révolutionnaire". On trouve dans cette revue quelques textes en français de : Cocteau, Yvan Goll, Jindrich Horejsi, et aussi des illustrations in-texte de Marc Chagall, Alexander Archipenko, Fernand léger, Roger Bissière, Modigliani, Seurat, Georg Grosz, Foujita, Coubine, Utrillo, Survage, etc..

Fondé en 1920, le groupe Devetsil réunit tous les acteurs de l’avant-garde tchèque sous la conduite de Karel Teige. D’abord chantre de l’art

prolétarien puis, de l’esthétique des machines et rouages de la modernité industrielle, Devetsil devient ensuite un véritable carrefour de l’avant-garde européenne. L’explosion de ces échanges artistiques, littéraires, poétiques, typographiques se manifeste bien sûr par la création de revues. La première sera : Revolucni Sbornik Devetsil (que nous présentons ici) d'autres suivront, plus ou moins éphémères jusqu'en 1931, année qui verra naitre l’aube du surréalisme, annonçant la mort du groupe « constructivo-poétiste ».

Si Prague en particulier et la Tchécoslovaquie de l'époque en général furent à la pointe des avant-gardes artistiques c'est en partie à Devetsil qu'elles le doivent et à sa revue artistique éponyme.

Etat parfait.

47/ Klement Gottwald.

Portofolio de 12 tirages photographiques à la gloire du président Gottwald, jaquette a rabat illustrée, très bon état.

 

Antonin ZAPOTOCKY, président de 03/53 à 11/57.

5 mars 1953 : Mort de Staline. Invité à ses obsèques, Gottwald contracte une pneumonie et décède le 14. Il est remplacé par Zapotocky à la présidence de la République. Viham Siroky devient Premier ministre et Antonin Novotny, chef du parti.

Juin 1953 : 20 000 ouvriers manifestent à Plzen pour protester contre une réforme monétaire drastique. Zapotocky est convoqué à Moscou où la nouvelle direction soviétique lui reproche le manque de souplesse de sa planification économique. Le comité central du parti annonce en conséquence un assouplissement des mesures de collectivisation et un allégement du carcan bureaucratique pesant sur la société.

1955 : Création du pacte de Varsovie, présenté par Moscou comme une réponse à la remilitarisation de la République Fédérale Allemande. Il regroupe, au sein d’une alliance militaire intégrée, toutes les forces des États satellites de l’URSS en Europe orientale et centrale.

Février 1956 : le XIe congrès du parti communiste d’URSS donne le signal de la déstalinisation. Le parti communiste tchèque suit sans enthousiasme le mouvement. Une certaine effervescence gagne les syndicats, les organisations de jeunesse et l’Union des écrivains, qui fait écho à l’événement lors de son second congrès, tenu en avril.

Été-automne 1956 : Les émeutes ouvrières de Poznań, puis le soulèvement hongrois d’octobre fournissent aux staliniens tchèques le prétexte d’une vigoureuse réaction. Les réformistes les plus bruyants sont éliminés et Prague soutient activement l’intervention soviétique en Hongrie.

 

48/ DE LA VIDA DE LOS MINEROS EN CHECOSLOVAQUIA – La vie des mineurs en Tchécoslovaquie.

Roh, Prague, 1954. 57 pages.

livre en espagnol, édité par le mouvement syndical révolutionnaire qui vante la vie délicieuse des mineurs dans le paradis tchécoslovaque, illustré de photos en noir.

49/ Arkadij Gajdar – Vojenské tajemství – Le secret militaire.

Edition des livres pour les enfants en 1956 – Livre célèbre sur les pioniers dans les camps d´été communiste, dessins en noir dans le texte, couverture couleurs de Jiri Krasl, célèbre peintre et illustrateur tchèque.

Ce livre faisait partie des livres distribués dans les classes, dont la lecture bien que non obligatoire était fortement conseillée.

Prague, Statni nakladatelstvi detske knihy, 1956. 149 pages.

50/ Josef Juran – Za socialistickou republiku – Pour la république socialiste – Les discours au parlement du camarade Juran

Brno, Krajské nakladatelstvi, 1955. 125 pages, portrait de Juran en frontispice par J. Dvoracka.

51/ Katalog výstavy současného výtvarného umění SSSR – Le catalogue de l´exposition de l´art figuratif contemporain de l´URSS au Château de Prague en 1954.

Prague, Leden – Unor 1954, première édition (édité par le Ministère de la Culture). 23 pp., 21 pl.

52/ Sovetsky Svaz - Carte géographique de l´URSS en 1954.

Imprimée en URSS, Format 90/63 cm. Carte en couleurs avec au dos l’éloge du 5ème plan quinquénal (1950/1955).

53/ Roberto Bartus (Poète equatorien) – Ramillete de mi Juventud, ensayos poéticos Quito, Ecuador, Union catolica, 1955. Tirage 350 exemplaires numérotés, exemplaire n°339 – 137 pages

Envoi manuscrit et signature de l’Auteur à Thomas Tomassek daté de 1959.

54/ 40 vítězných let – Les 40 années victorieuses.

Edité par L.N.D. à Prague en 1957 pour le 40° jubilé de la Grande révolution socialiste en Russie, 229 pages, reliure toile de l’éditeur, jaquette endommagée. Première édition.

Envoi manuscrit illustré d’un dessin en page de garde, le texte est représentatif de l’humour tchèque, il est du à un collectif et sans doute adressé à un officiel du régime, il est titré : „la critique nous aide à progresser“ et on pourrait le résumer ainsi : „Vous vous êtes bien moqué de nous mais nous comprenons que votre position vous y oblige“.

55/ Miroslav Hiršl – Chozrasčot a rentabilita – Le chozrascot et la rentabilité.

Shozrascot est la méthode socialiste de la rentabilité économique de la production importée en Tchécoslovaquie.

Edité en 1956 par la haute école du centre du parti communiste Tchécoslovaque – 56 pages.

56/ Fakta a cifry o životě mládeže v ČSR – Na pomoc funkcionářům, propagandistům a agitátorům ČSM – 1957 – 54 pages – Les faits et les chiffres de la vie des jeunes gens en République Tchèque. Pour l´aide aux fonctionnaires, propagandistes et animateurs de L´union des jeunes gens Tchèques.

Editeur: Mladá fronta, Prague, 1957. 54 pages.

57/ Co vybudujeme ve druhé pětiletce – Na pomoc funkcionářům, propagandistům a agitátorům ČSM (Ce que nous Allons construire dans la période de cinq ans).

Pour l´aide aux fonctionnaires, propagandistes et animateurs de L´union des jeune gens Tchèques, nombreux dessins en noir dans le texte.

Editeur: (UV CSM) Centre général de l´union des geune gens Tchéques, 1957, 54 pages.

58/ Knihy Mladé fronty 1954 – Le catalogue de livres édité par Mlada fronta en 1954 – 41 pages

59/ Antonín Zápotocký - Vstanou noví bojovníci : De nouveaux combattant se lèveront.

Prague, Skvosty, 1954. Reliure basane bordeaux, dos lisse titré, portrait de Zápotocký en relief au centre du plat verso, édition de luxe, tirage limité à 20400 exemplaires. 344 pages.

Ouvragé édité pour le 70ème anniversaire du président en 1954.

60/ Pavel Kohout - Čas lásky a boje (Le temps de l´amour et du combat. La poésie et les chants des années 1952-1954).

Prague, Mladá fronta 1954. Reliure toile écrue, dos titré, jaquette conservée, 112 pages.

Voici des titres de poèmes : Slovo k soudruhu Stalinovi (Un mot au camarade Staline) ; Vrahům Rosenbergových (Aux assassins des Rosenberg); Za Gottwalda a za Stalina vpřed (Pour Gottwald et pour Staline, en avant !).

Pavel Kohout. Né à Prague en 1928 Pavel Kohout vit depuis 1978 à Vienne. D’abord membre du parti communiste, après le printemps de Prague il devient opposant au régime et est l’un des signataires de la charte 77. Il est l'auteur de plusieurs pièces de théâtre mondialement connues mais aussi de romans : Journal d'un contre-révolutionnaire (1968, interdit en Tchécoslovaquie, publié en allemand) ; l'auteur y raconte des histoires autour du Printemps de Prague.

61/ Jaroslav Vojtěch - V průvanu, Satiry a epigramy z let 1947-1955 : Dans le courant d´air. Les épigrammes et les textes satiriques des année 1947.

Prague, Mlada Fronta, 1955. 121 pages.

Les dessins sont du plus célèbre caricaturiste de l´époque, Antonín Pelc. C´est de l´humour idéologique et communiste.

Antonin Pelc. Dessinateur, peintre et illustrateur, après des études aux Beaux-Arts de Prague, Antonín Pelc débute en 1919 dans le Sebenicky et devient dans les années vingt un caricaturiste politique très en vue dans le Rude Pravo communiste, jusqu’à publier dans le New York Times il expose en 1943 au musée d’art moderne de New York en compagnie d’Adolf Hoffmeister, avant un période d’exil il reviendra dans son pays à la Libération pour y devenir professeur, d’abord à l’École des arts appliqués puis à l’Académie des Beaux-Arts de Prague, se consacrant à la peinture tout en soutenant la propagande du régime communiste par ses caricatures qui lui valurent tous les honneurs, comme celui d’“Artiste national” en 1963. 

62/ affiche du premier Mai 1957.

AŤ ŽIJE 1.MÁJ SVÁTEK PRACUJÍCÍCH CELÉHO SVĚTA (Que vive le premier mai, la fête de tous les travailleurs du monde). Édité par la maison d´éditon politique en 1957. Format 64/120 cm.

 

Antonin NOVOTNY président de 11/57 à 03/68.

1957 : À la mort de Zapotocky, Novotny devient président. Le pays connaît une nouvelle vague de collectivisation. Le plan quinquennal de 1956 redonne la priorité à l’industrie lourde. À l’intérieur des partis, la lutte contre le « révisionnisme » est l’occasion d’une nouvelle série de purges.

11 juillet 1960 : Une nouvelle constitution est adoptée. Toute trace de fédéralisme est éradiquée. Le pays devient la « République socialiste tchécoslovaque ». Il est divisé en 10 régions et 108 départements. La situation de l’économie tchèque se dégrade rapidement.

Octobre 1961 : Le XXIe congrès du parti communiste soviétique renouvelle sa critique des procès staliniens.

Décembre 1962 : XIIe congrès du parti communiste tchécoslovaque, dans un contexte de grandes difficultés économiques.

Avril 1963 : Novotny rend public le rapport d’une commission d’experts sur « les violations de la légalité socialiste à l’époque du culte de la personnalité ». On procède à une série de libérations et de réhabilitations. Les staliniens sont écartés de la direction du parti.

1963-1967 : La société tchèque se transforme rapidement. Le développement de l’épargne permet aux ménages d’améliorer sensiblement leur niveau de vie. Une mentalité individualiste et consumériste fait son apparition. Les voyages en Occident sont plus faciles et plus nombreux. En dépit de la censure, écrivains et universitaires desserrent peu à peu le carcan idéologique. On redécouvre Kafka et la philosophie « bourgeoise ». Milos Founan, Milan Kundera et Vaclav Havel acquièrent une renommée mondiale. Les économistes Ota Sik et Radoslav Selucky prônent la réintroduction partielle de l’économie de marché dans le système socialiste.

Juin 1967 : Le IVe congrès des Écrivains défie le pouvoir de Novotny.

30 octobre 1967 : Lors du comité central du parti, Antonin Novotny est violemment mis en cause par le premier secrétaire du PC slovaque, Alexander Dubcek, qui lui reproche notamment d’avoir délibérément négligé la Slovaquie.

19 décembre 1967 : Partisans de Dubcek et de Novotny s’affrontent à nouveau. Le limogeage de Novotny est cette fois ouvertement envisagé. Leonid Brejnev refuse de lui accorder son soutien.

5 janvier 1968 : Dubcek parvient enfin à évincer Novotny. Très populaire en Slovaquie, cet apparatchik atypique bénéficie du soutien des forces démocratiques et réformistes. À l’intérieur du PCT, un courant technocratique prône une libéralisation qui permettrait au parti d’être un reflet plus fidèle des aspirations profondes de la société. De nombreux étudiants et intellectuels se prononcent de leur côté pour un retour pur et simple à la démocratie. L’opinion est partagée.

 

63/ Nikolaj Čukovskij – Poslední rozkaz! – Le dernier ordre!

Prague, édition Svet Sovetu, 1959. 83 pages, dessins en noir dans le texte, et hors-texte en couleurs de J. Krasl, curieuse impression en deux couleurs. Cartonnage éditeur, jaquette manquante.

64/ Vesmír, země, vzduch – L´espace, la terre et l´air – Livre sur la technique militaire moderne en URSS.

Prague, Nase Vojsko, 1965. Première édition. 257 pages, nombreuses photos de matériel militaire.

65/ John dos Passos – USA.

Edition tchèque de l’oeuvre du célèbe écrivain américain.

Prague, SNKLU, 1962. 846 pages.

66/ Jiří Franěk, Jiří Stano – S tebou, země, Kronika vítězných let – Avec toi, mon pays, La chronique des années victorieuses.

Prague, Statni nakladatelstvi politiké literatury, 1960.

Edité par la rédaction de la literature Politique pour le 15 éme jubilé de la fin de la guerre, grace au sacrifice dévoué de l´Armée Rouge, illustré de très nombreuses photos (dont un portrait de Julius Fucik) qui montrent la victoire sur les nazis et une tchécoslovaquie heureuse, comblée par les bienfaits du „bienfaiteur“ Gottwald.

156 pages.

67/ Patnáct let Hodonínska – Quinze ans de la région de Hodonin.

Hodonin est une ville de Moravie du Sud, elle vit naître le futur président Masaryk.

Eloge des bienfaits de la gestion communiste.

Editeur: Parti communiste a Hodonin, 1960 – 40 pages.

68/ Učíme se o straně – Nous enseignons sur le parti (communiste bien sûr) – Par la Section de l´animation et de la propagande du Secrétaire général de L´union des jeunes gens Tchèques.

Prague, Mlada Fronta, 1961 - 168 pages.

69/ Rudolf Kalčík – Král Šumavy – Le roi des monts Sumava.

Prague, Nase Vojsko, 1961. seconde édition, 188 pages.

La chronique des gardiens des frontiéres dans les années 1950, époque de la guerre froide, la fonction consistait surtout à empècher la fuite du territoire tchèque organisée par les passeurs. Illustré par les photos du film eponyme.

Toile sérigraphiée de l’éditeur, jaquette conservée.

70/ Emilio Roig de Leuchenring - Marti, antiimperialista.

José Marti y Perea est un homme politique et philosophe cubain, fondateur du parti révolutionnaire cubain, le régime de Castro se réclame officiellement de sa pensée.

La Habana, Cuba, ministerio de relaciones exteriores, 1961. Seconde édition. 135 pages.

71/ Pavel Kohout - Z deníku kontrarevolucionáře, aneb životy od tanku k tanku (Carnet du contre-révolutionnaire. Le cours de la vie, des tanks de 1945 aux tanks de 1968). Ce livre fut écrit en automne 1968 á Karlovy Vary (donc juste après l’invasion russe à Prague) et la deuxième partie à Luzerne en automne 1969.

Prague, Mlada Fronta, 1997. Cartonnage éditeur illustré, jaquette conservée. 337 pages. Première édition en Tchèque. Excellent état, jaquette conservée.

72/ Podoby II. Literární sborník = Les ressemblances II. Recueil littéraire.

Prague, Ceskoslovensky spisovatel, 1963. Broché, jaquette conservée, 190 pages.

Arrangé et organisé par Václav Havel en 1963, avec des photomontages en noir de Josef Vyletal.

73/ Jaroslav Seifert - Prsten Třeboňské madoně : La bague pour la Madone de Trebogne. Prague, Ceské Budejovice, 1966, Édition bibliophilique sur papier vergé de chiffon, signée par le poète à noël 1968 (un des 250 premiers exemplaires tirés pour l’association des bibliophiles de Prague). Frontispice et composition typographique de Cyril Bouda.

Jarosalv Seifert (1901-1986) Ecrivain, poète et journaliste tchèque, publie son premier recueil de poèmes en 1921. Il entre au Parti communiste tchécoslovaque et édite plusieurs journaux communistes - Rovnost, Srsatec et Reflektor. D'abord d'inspiration prolétarienne, il évolue vers une forme plus expérimentale. Durant les années 1920, il est considéré comme un leader de l'avant-garde tchécoslovaque. Il est entre autres, fondateur du groupe artistique Devětsil et l'un des représentants du poétisme

En 1929, il est exclu du Parti avec six autres de ses camarades pour avoir signé un manifeste contre les tendances bolchéviques du Parti communiste tchécoslovaque.

En 1949, il quitte le journalisme et commence à se consacrer entièrement à la littérature. La maladie, le vide et le mort deviennent une nouvelle source d'inspiration dans des recueils méditatifs. En 1967, il est nommé Artiste National.

Il est président de l'Union des écrivains tchécoslovaques de 1968 à 1970. Son rejet du stalinisme et ses prises de position non-conformes avec les désidératas du régime le poussent à quitter ce poste alors que commence la Normalisation en Tchécoslovaquie qui fait suite au Printemps de Prague. Il est signataire de la Charte 77.

Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1984 à 83 ans et meurt deux ans plus tard, en 1986

74/ Deux affiches de propagande. Editées par ROH (syndicat des travailleurs) en 1960.

- POJÍZDNÉ PRODEJNY SPOTŘEBNÍCH DRUŽSTEV DODAJÍ ZEMĚDĚLCŮM OBČERSTVENÍ NA POLE A K MLÁTIČKÁM – Les magasin ambulant des coopératives de consommation vont livrer aux agriculteurs le rafraichissement directement dans les champs à côté des batteuses.

- LETOŠNÍ ŽNĚ DALŠÍM KROKEM K ROZVOJI A UPEVNĚNÍ JZD – La moisson de cette année est un pas suivant pour le développement et la consolidation des fermes collectives.

75/ Majerova (Marie) - Robinsonne.

Prague, Artia, 1959. 15/21 cm., 227 pp.

Bradel toile verte de l'éditeur, dos titré, premier plat illustré, Jaquette couleurs.

Conte pour enfants illustré de huit jolis hors-textes en couleurs. Texte en français. Bon état.

Marie Majerová, est une écrivaine qui a laissé son empreinte dans la littérature tchèque de la première moitié du XXe siècle, fille du peuple, Marie Majerová est sensible dès son enfance à la question sociale. Née en 1882, elle ne se plie pas au sort qui lui réserve l’avenir d’une servante. Son besoin de liberté la pousse à vivre d’une façon qui est scandaleuse pour l’époque. Attirée par l’anarchisme, elle n’épouse son premier mari qu’après la naissance de leur fils. Elle fait ses premières tentatives littéraires et après le succès de sa nouvelle intitulée « La virginité », elle quitte son mari et son fils pour s’installer à Paris, pour y étudier et vivre une vie de bohème. Elle ne cache pas ses sympathies pour l’amour libre, pour le socialisme et plus tard pour le communisme. Elle s’intéresse profondément à la condition de la femme et déploie une grande énergie pour apprendre aux femmes qu’elles sont égales aux hommes. La justice et la condition sociales sont les thèmes majeurs de ses œuvres littéraires et de ses activités journalistiques.

76/ Rachlik (Frantisek), Chochola (V.), Plika (K), Musika (frantisek), etc. - Tchécoslovaquie. CSR.

Prague, Orbis, SNTL, 1957. 24/31 cm, 60 pp. env.

Toile de l'éditeur crème, dos plat titre doré, Premier plat orné des lettres dorées CSR (République Tchécoslovaque) dans un graphisme de F. Muzika, protection transparente et emboîtage.

Ouvrage imprimé à l'occasion de l'exposition universelle de Bruxelles en 1958 pour présenter la république populaire de Tchécoslovaquie. Abondamment illustré de photographies en n&b et en couleurs, on y trouve beaucoup de photographes aujourd'hui reconnus. Belle qualité d'impression, bel état, sauf emboîtage en état d'usage.

 

Ludvik SVOBODA président de 03/68 à 05/75.

Mars 1968 : Le général Svoboda succède à Novotny à la présidence de la République.

23 mars 1968 : Réunis à Dresde, les dirigeants communistes d’Europe de l’Est s’inquiètent de l’évolution de la situation à Prague. Le Polonais Gomulka et l’Allemand Walter Ulbricht sont particulièrement véhéments. Leonid Brejnev hésite, mais finit en avril par se rallier à la ligne dure. C’est le triomphe du concept de souveraineté limitée ou « doctrine Brejnev ».

5 avril 1968 : Adoption par le comité central du programme d’action du PCT, qui entérine la ligne réformiste de la direction.

1er mai 1968 : Les célébrations officielles se déroulent dans un climat d’effervescence. C’est l’apogée du « Printemps de Prague », terme sous lequel l’opinion tchèque et les médias occidentaux vont désigner le processus de réformes engagé depuis le début de l’année. Dubcek prône un « socialisme à visage humain », que Karel Kosik s’efforce de théoriser. Les libertés publiques sont partiellement rétablies. Une réforme économique est envisagée.

Juin 1968 : La censure est officiellement supprimée. Un Manifeste des 2 000 mots critique violemment le régime communiste.

Juin-juillet 1968 : 16 000 soldats du pacte de Varsovie participent à des manœuvres prolongées en Tchécoslovaquie.

11 juillet 1968 : La Pravda dénonce le Manifeste des 2 000 mots, présenté comme une « plate-forme de la contre-révolution ».

14 juillet 1968 : Les dirigeants bulgares, hongrois, polonais, est-allemands et soviétiques adressent une ultime mise en garde à Dubcek.

6 août 1968 : Réunis à Bratislava, les dirigeants tchèques multiplient les concessions pour éviter une intervention militaire soviétique. Dans les jours qui suivent, Dubcek rencontre le Hongrois Kadar et l’Allemand Ulbricht. Tito et Ceausescu sont reçus en grande pompe à Prague.

21 août 1968 : Dans la nuit, les troupes de cinq États membres du pacte de Varsovie (URSS, RDA, Pologne, Hongrie et Bulgarie, – on remarque l’absence de la Roumanie de Ceausescu) pénètrent en Tchécoslovaquie. Les principaux dirigeants du pays sont arrêtés et conduits en URSS, où ils sont contraints d’avaliser a posteriori l’intervention étrangère. La mise en place d’un gouvernement ouvertement prosoviétique étant difficilement envisageable, Dubcek conserve provisoirement son poste. Sur le terrain, des manifestations spontanées entravent le déploiement de quelque 750 000 hommes et 6 000 chars des forces d’occupation. Des dizaines de manifestants trouvent la mort. Réuni le 22 août en congrès extraordinaire, le PCT se joint au mouvement et réclame le retrait des chars russes. L’Occident se contente de condamnations de principe.

23 août 1968 : La « délégation tchécoslovaque » à Moscou accepte de signer un protocole autorisant le stationnement « temporaire » de troupes étrangères sur le territoire national. Seul Frantisek Kriegel refuse de parapher le texte.

Août-novembre 1968 : Début de la « normalisation ». À l’intérieur du parti, les brejnéviens s’organisent. Ils bénéficient du soutien de la revue Zpravy et de Radio-Vlatva, l’une et l’autre basées en RDA. Frantisek Kriegel et le général Prchlik sont écartés. Dubcek multiplie les compromis pour tenter sauver ce qui peut encore l’être.

27 octobre 1968 : Derniers feux du Printemps de Prague. Une constitution fédérale est adoptée, garantissant l’égalité entre les pays tchèques et la Slovaquie. Les réformateurs obtiennent également un renforcement des attributions des syndicats.

25 janvier 1969 : Des centaines de milliers de personnes assistent aux obsèques de l’étudiant Jan Palach, qui s’est immolé par le feu le 15 pour protester contre l’occupation soviétique.

28 mars 1969 : À la suite de la victoire de la Tchécoslovaquie sur l’URSS lors du championnat du monde de hockey sur glace, une foule enthousiaste envahit les rues de Prague. Les bureaux d’Aeroflot sont pris d’assaut. Brejnev décide d’éliminer une fois pour toutes la direction réformiste.

 

77/ K událostem v Československu, Fakta, dokumenty, svědectví tisku a očitých svědků – Les évènement en Tchécoslovaquie, Les faits, les documents, les témoignages de la presse et des témoins réels.

Il s´agit d´un livre devenu introuvable que les occupants soviétiques ont distribué aux gens dans la rue lors de l’invasion de Prague en 1968 pour défendre et plaider l´occupation Russe. Première édition, les tchèques appelent ce livre „le livre blanc“.

Editeur : Moscou, par un comité de journalistes, 1968 (en tchèque) – 159 pages –

78/ 24ème Congrès du parti communiste d´URSS et la déclaration de Gustav Husák.

Prague, 1971. 91 pages.

79/ 14° Congrès des communiste Tchécoslovaques – Hlavní směry hospodářské politiky strany v letech 1971 – 75

Prague, Nakladatelstvi svoboda, 1971.

Les directions principales de la politique économique du parti communiste pour les années 1971-75, Plaquette, 40 pages.

80/ Fakta o roce 1968 – Les faits sur l´année 1968.

Editeur: Brno, bibliothéque du journal Le droit rouge, 1968. 214 pages.

Les évènements de 1968 d’après les documents de l’époque, mais avec les „lunettes“ de la normalisation..

81/ Revue culturelle TVÁŘ (le visage) N°1 - édition de 27/9 1968. Le président du komité des redacteurs était Václav Havel. 80 pages d´articles , d´actualités du monde culturel et politique, contient également un poème graphique (ou typogramme) de Havel intitulé „Antikody“.

82/    Affiche du Parti communiste de Liberec du 22.Aout 1968. Prohlášení delegátů mimořádného XIV. Sjezdu KSČ ke komunistickým a dělnickým stranám celého světa. (Proclamation des délégués du XIV. congré exceptionel du Parti communiste Tchécoslovaque aux partis communistes et aux travailleurs du monde pour protester contre l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’Union Soviétique). Cette simple feuille était destinée à être placardée sur les bâtiments communaux de la ville de Libérec.

83/ POLITIKA, Pravda je revolucni (Politique , la vérité est révolutionnaire).

N°3 de ce journal du 27.Aout 1968. Document officiel de l´occupation de la Tchécoslovaquie en 1968. Le texte était approuvé par Alexandre Dubček alors secrétaire général du parti communiste.

84/ Affiche (texte en azbuka).

Format oblong, 62/18 cm. Ces affiches était collées dans les rues de Prague pendant l´agression en 1968.

-          VIETMAM – AGRESSION DES ÉTAT UNIS.

-          TCHÉCOSLOVAQUIE – AGRESSION DE L´UNION SOVIÉTIQUE.

85/ Affiche (en tchèque) Krvavá neděle v Prostějově (Le dimanche sanglant à Prostejov, ville silencieuse en deuil).

Affiche du 26 Aout 1968, format 30/472 cm.

Prostějov est une ville de la région d'Olomouc, les noms des victimes des troupes d’occupation figurent sur l’affiche.

86/ Document du 21. Aout 1968.

Provolání předsednictva Městského výboru KSČ Brno (Proclamation du présidium du bureau du Parti communiste á Brno).

Document interne du P.C. de Brno qui proteste contre l’invasion russe, daté du 21 Aout 1968 à 5 heures du matin.

87/ Affiche Tcheque - Zbrané pro Prahu (Des armes pour Prague).

Tirage original offset. 1974, 52/83 cm.

Film de propagande basé sur des faits réels, en mai 1945, Prague se soulève contre l’occupant nazi, des résistants achemineront par trains des armes aux insurgés...

Belle affiche Tchèque pour ce film réalisé pendant la période totalitaire par Ivo Toman avec Karel Hlusicka, acteur Tchèque que l'on retrouvera dans Stalingrad. Très bon état.

88/ Jaros (Alexej) - SOKOLOVO (Affiche de film)

Tirage original offset, 1974, 83/57 cm.

Film de Otakar Vavra, grand réalisateur Tchèque, décédé récemment à l'âge de 100 ans, réalisé sous la période totalitaire. Sokolovo retrace la bataille éponyme qui, en 1943, vit s'affronter les Allemands aux Tchèques, alliés à l'armée rouge. Alexej Jaros (1937-2002) illustrateur tchèque d'affiches de cinéma, actif des années 60 jusqu'aux années 90. il dessine indifféremment tant pour des films commerciaux que pour des films politiquement incorrects. Bel état.

Gustav HUSAK, président de 05/75 à 12/89.

Avril 1969 : Alexander Dubcek est révoqué par le comité central du parti. Il est remplacé par le Slovaque Gustav Husak. Des purges massives frappent l’armée, la police, les écoles et les universités. Des milliers de membres du parti sont exclus. 30 000 personnes au moins perdent leur emploi. À l’instar de Milan Kundera, de Milos Forman ou d’Ota Sik, des dizaines de milliers de Tchèques choisissent l’exil.

6 mai 1970 : Un nouveau traité d’aide et de coopération militaire est signé entre l’URSS et la Tchécoslovaquie. La sujétion du pays est désormais absolue.

1970-1987 : La société tchèque connaît une longue période de stagnation. Les médias et le monde de l’édition sont étroitement contrôlés. Les tracasseries policières se multiplient. Partout règne un climat de suspicion. Matérialisme et repli sur la sphère privée deviennent la norme. Le niveau de la production littéraire, artistique et cinématographique se dégrade rapidement. Sur le plan économique, le retour au collectivisme entraîne une pénurie de biens de consommation et une totale démotivation des producteurs. La priorité donnée à l’industrie lourde provoque un véritable désastre écologique. La Tchécoslovaquie est reléguée au quarantième rang mondial en termes de PNB. L’espérance de vie y est alors une des plus basses en Europe. Le personnel politique ne se renouvelle plus. La corruption s’étend.

Mai 1971 : Le XIVe congrès du parti apparaît comme le point d’orgue de la « normalisation ».

Mai 1975 : Husak succède à Ludvik Svoboda comme président.

1er janvier 1977 : Encouragés par la signature, en 1975, des accords d’Helsinki, 243 intellectuels publient une charte exigeant le respect des droits de l’homme. Celle-ci passera à la postérité sous le nom de « Charte 77 » qui tire son nom de l’année de sa rédaction. Le dramaturge Vaclav Havel et le philosophe Jan Patocka s’affirment comme les porte-parole du mouvement. La dissidence s’organise, notamment autour des publications du Samizdat. Un Comité des personnes injustement poursuivies (VONS) est constitué.

Octobre 1984 : Jaroslav Seifert obtient le prix Nobel de littérature.

7 juillet 1985 : La célébration du 1 100e anniversaire de Méthode attire 100 000 pèlerins à Velehrad. Renforcée par la popularité du pape et les événements de Pologne, l’Église catholique s’affirme comme l’une des principales forces d’opposition.

Avril 1987 : La visite de Mikhaïl Gorbatchev, initiateur de la perestroïka en URSS, à Prague et à Bratislava suscite un réel espoir. La direction du parti reste toutefois inébranlable. Seules des réformes économiques sont proposées.

17 décembre 1987 : Milos Jakes devient secrétaire général du parti à la place de Gustav Husak.

1988 : Une pétition réclamant la reconnaissance de la liberté religieuse obtient 600 000 signatures.

10 octobre 1988 : Ladislav Adamec forme un nouveau gouvernement. Husak demeure président.

28 octobre : À l’occasion de la fête nationale, de nombreuses manifestations sont organisées d’un bout à l’autre du pays. Les pétitions se multiplient.

Janvier 1989 : Le vingtième anniversaire de la mort de Ian Palach est l’occasion de nombreuses manifestations qui se prolongent pendant tout le premier trimestre et entraînent une répression aussi brutale qu’aveugle.

Septembre 1989 : Des milliers d’Allemands de l’Est se réfugient à l’ambassade de RFA à Prague, alors que se multiplient, d’août à octobre, les manifestations d’opposants.

17 novembre 1989 : La commémoration du soulèvement étudiant de 1939 est perturbée par un cortège de dissidents. Une rumeur bientôt démentie fait croire au décès d’un jeune manifestant. Le pays est choqué par la violence de la répression qui déclenche en retour la « révolution de velours ».

19 novembre 1989 : L’opposition se regroupe au sein d’un Forum civique. Les manifestations se succèdent. Les syndicats se joignent au mouvement. Les dirigeants du régime sont contraints à la négociation.

24 novembre 1989 : La direction du PCT démissionne. Une foule en liesse envahit les rues de Prague.

8 décembre 1989 : Déroute de la nomenklatura communiste qui ne contrôle plus la situation.

10 décembre 1989 : Gustav Husak quitte ses fonctions, après avoir tenté de mettre en place un gouvernement d’union nationale.

29 décembre 1989 : Le dissident Vaclav Havel est élu président de la République

 

89/ Filip Pospíšil et Petr Blažek – Vraťte nám vlasy! Rendez-nous nos cheveux !

Filip Pospisil est anthropologue, il Livre ici une étude approfondie de l’histoire de la Tchécoslovaquie, en 1966 le P.C. tchèque décide de pourchasser les Hippies en tant que symboles de la décadence venue de l’occident, on trouve en fin d’ouvrage de nombreuses photos extraites des archives de la police.

Prague, Academia, 2010, première édition – Nombreuses photos en noir, 589 pages.

90/ Ztroskotanci a samozvanci (Les gens échoués et individualistes, sans avenir).

Ouvrage écrit par l’équipe de Gustav Husak alors premier secrétaire, violente critique de l’opposition et des signataires de la „charte 77“ dont V. Havel était le chef de file.

Brno, La bibliothéque du journal Le droit rouge, 1977 – 208 pages. Première édition.

91/ U přátel nejvěrnějších – Chez nos amis les plus fidèles.

La visite officielle du président Gustav Husák Chez Léonid Brežnev.

Livre signé et dédicacé par un des réformateurs communiste les plus connus du parti tchèque, Alois Kapek qui fut un des signataires de „l’invitation“ aux russes à intervenir en 1968. Il se suicidera en 1980.

Editeur : Svoboda 1976 – 96 pages. Toile de l’éditeur, jaquette conservée.

92/ Vladimír Šolta : Umění radosti i boje – L´art de la joie et du combat.

Prague, ODEON, 1976 – 287 pages et 236 photos de tableaux. Un panorama des artistes officiels du régime, quelques-uns ont survécu alors que nombreux sont devenus des „artistes maudits“.

93/ La jeunesse et les étudiants de Corée – Pyongyang, comité central de l’union de la jeunesse travailleuse socialiste de Corée, 1988, journal en français – 38 pages.

94/ The april spring frindship art festival – Pyongyang Korea, 1988 – en anglais – 136 pages, abondament illustré de photographies en couleurs.

95/ Exposition de l´Amitié internationale – les cadeaux au Président Kim Il Sung, le Grand Leader de la Corée communiste en 1982.

Pyongyang, 1982. Texte en Français, 80 pages, photos en couleurs.

96/ Paměti Vasila Bilaka. Unikátní svědectví ze zákulisí KSČ. Les souvenirs de Vasil Bilak (un des leaders de la normalisation et un des politiques, qui ont invité l´armée Russe en 1968). C´est un témoignage unique des intrigues dans les coulisses au sommet du Parti communiste Tchécoslovaque.

Prague, Agentura Cesty (Agence les routes), 1991 – 146 pages.

97/ Pavel Tigrid - Dnešek je váš, zítřek je náš. Dělnické revolty v komunistických zemích : Aujourd’hui est à vous, lendemain est le nôtre, la révolte des travailleurs dans les pays communistes.

Paris, Vokno, 1990. Broché, 157 pages.

La première édition de ce livre était à Köln en Allemagne en 1982. Le présent ouvrage est la première édition en Tchèque.

98/ Václav Havel - Do různých stran : Dans des divers coté - articles des années 1983 - 1989. Prague, Lidové noviny, 1990. Edité par le Centre de la littérature Tchèque indépendante Scheinfeld - Schwarzenberg. Première édition en tchèque. 527 pages.

99/ Václav Havel - O lidskou identitu = Pour l´identité humaine.

Prague, Rozmluvy, 1990. 397 pages.

Des pensées, feuilletons, protestations, polémiques et interviews dans les années 1969 - 1979. Edité aussi a Londres: "Who is and where is Václav Havel".

100/ Václav Havel - Moc bezmocných : Le pouvoir des sans-pouvoirs

Prague, Lidove Noviny, 1990. 64 pages.

Ecrit á Hrádeček en octobre 1978.

101/ Jan Patočka - Evropa a doba poevropská (L´Europe et l´époque après Européenne).

Prague, Lidové Noviny, 1992 (première édition Tchèque).

Le grand philosophe Tchèque Patocka l´a écrit en allemand en 1988 et édité à Stuttgart.

102/ Václav Havel – Asanace –

Prague, Galaxie, 1990, 97 pages, 6 pp. (originale, 1988, Daniel Strož a Munich).

Pièce de théatre en 5 actes.

L’action se situe dans un vieux chateau gothique, des architectes doivent détruire un château et a sa place construire une cité moderne. L´architecte en chef, c´est le symbole de l´homme qui peut tout. C´est la réaction de Havel contre la destruction des monuments chargés d’histoire des centres des villes.

103/ Václav Havel – Largo desolato, Pokoušení (Les tentatives), Asanace.

Prague, Art Forum, 1990. 305 pages.

Trois pièces de théâtre. Envoi autographe de V. Havel.

104/ Václav Havel – Několik textů (Quelques textes).

Ce sont des textes de Havel écrits entre 1984 et 1989, publiés en samizdat, sur un papier de piètre qualité.

105/ Bohumil Hrabal – Listopadový uragán (L´ouragan de novembre).

Prague, Tvorba, 1990. 142 pages.

Hrabal est le plus renomé des écrivains de l´époque. Le thème du livre est la comparaison de deux „17 Novembre“ à 50 ans d’écart:

Le 17.Novembre 1939 - Manifestation des étudiants contre les nazis - la mort de l´étudiant Jan Opletal et déportation de beaucoup d´étudiants aux camps de concentration - Le 17.Novembre 1989 - fête des étudiant, qui avez lieux a Albertov. La manifestation des étudiants est parti au centre de Prague et c´est la, ou était les cordons de police. Ils ont battu les étudiants et enfermé beaucoup d´eux. Et c´est le moment ou est née la révolution de Havel.

106/ Michel Tatu – Eux et nous – Les relations Est-Ouest entre deux détentes.

Paris, éditions Fayard, 1985. 235 pages.

Envoi manuscrit à Antonin J. Liehm, écrivain et scénariste tchèque, en exil à Paris, il est le fondateur de la revue culturelle „Les lettres Internationales“ ( 1984-88).

107/ Milan Kubes, Ivana Šustrová – CHARTA 77 k situaci církví a věřících v ČSSR (La CHARTA 77 au théme de la situation des religions et des croyants en République socialiste Tchécoslovaque).

Munich, Opus bonum, 1987. 355 pages. Premiére édition. Livre sur les procès contre les prêtres dans les années 1977 – 1987.

(Visionner les couvertures en couleurs)

Tchécoslovaquie Communiste